D’un côté, une femme mûre, dans l’éclat des derniers feux de sa beauté, impressionnante, veuve d’un musicien célèbre, de l’autre, une jeune et belle femme, mère orthodoxe élevant seule son fils. Toutes deux sont attachées au héros du roman, Arié Weismann. De temps à autre, ce dernier se porte candidat à des missions diverses et variées, mais, tout autant, aspire à réaliser ses propres rêves et ceux d’autres comparses. Le plus souvent, il n’a aucune conscience de ce qu’on attend de lui, et, parfois, ces sollicitations se révèlent drôles, voire ridicules. Arié Weismann affiche une haute conscience de soi, quelque peu obsessionnelle, mais en se montrant capable de se conduire de façon puérile. Et c’est précisément à cet être insaisissable que s’intéressent une galerie d’hommes et de femmes différents les uns des autres, une mosaïque bigarrée de la société israélienne. L’intrigue se déroule dans un minuscule hôtel de Bné-Brak, à travers l’héritage culturel d’un grand compositeur en passant par un enfant touchant désireux d’adopter Arié Weismann comme père et frère. Sans oublier un joyeux drille de rabbin, Shammaï Lévy, aussi sagace que fantasque. Sans omettre une organisation sécuritaire mystérieuse et des ambitions de carrière politique du candidat. Avec, pour l’encadrer, deux femmes fortes et séduisantes. Ce roman fouille les profondeurs des capacités humaines autant que les limites infranchissables, avec une ironie évidente.