Ce troisième roman de Mickaël Parienté, « Sarah – Née sous X », nous met d’emblée devant une double énigme psycho-généalogique : la recherche des origines de l’héroïne qui surgit à l’âge de douze ans à la suite de la naissance d’une sœur prénommée « Aimée » ; le mystère de l’adoption par un père juif d’origine polonaise, rescapé d’Auschwitz, seul survivant de sa famille, muet sur son passé et son épouse, Juive tunisienne obsédée par son désir d’enfanter.
L’amour excessif du père pour sa fille adoptée et son attachement inconditionnel au prénom « Sarah » évoque des interrogations. La répétition par Sarah d’un accouchement d’un enfant de père inconnu et porteur d’une déficience génétique provoque un sentiment de culpabilité et la conduit à abandonner sa recherche d’identité pour se consacrer pleinement à son fils.
Dans cette quête éperdue, l’auteur nous fait vivre une exploration analytique avec ses distorsions relationnelles, ses interrogations et ses interprétations douloureuses. Cette écriture toute d’authenticité offre un roman palpitant où le lecteur est sans tenu en haleine.