Le conflit entre Juifs et Arabes en Terre sainte s’inscrit dans une histoire complexe qui s’étend sur plusieurs siècles. Cependant, les hostilités se sont intensifiées à la fin du XIXe siècle avec l’émergence du mouvement sioniste et la montée du nationalisme arabe. Avant la fin du Mandat britannique (1920-1948), l’Assemblée générale des Nations unies proposa, le 29 novembre 1947, la partition de la Palestine en deux États : un État juif et un État arabe. Ce projet, accepté par le Yichouv (la communauté juive en Palestine), suscita une vive opposition de la part des pays arabes voisins. David Ben Gourion proclama alors, le 14 mai 1948, la création de l’État d’Israël. L’auteur retrace les différentes étapes et les guerres qui ont suivi, tout en analysant leur impact sur la région et la société israélienne. Le conflit persiste et s’étend jusqu’à l’Iran, et ce, malgré les accords de paix avec l’Égypte, la Jordanie, ainsi que les accords d’Abraham et ceux d’Oslo signés le 13 septembre 1993 avec les Palestiniens. La prise de pouvoir du Hamas, un mouvement terroriste djihadiste, en janvier 2006 à Gaza, a mis à mal les accords d’Oslo et réaffirmé sa détermination à chasser les Juifs de leur terre ancestrale. De plus, la participation de l’extrême droite au gouvernement israélien aggrave la situation. Le « Samedi noir », le 7 octobre 2023, 1 200 civils – bébés, personnes âgées, femmes violées et décapitées – furent sauvagement assassinés ; de plus 200 furent kidnappés, vivants ou morts. C’était un pogrom d’une ampleur inédite depuis la Shoah. Cette terreur se déchaîna sur le territoire d’Israël, malgré la force de son armée. Depuis cet événement tragique, la situation au Moyen-Orient a radicalement changé. Israël se trouve en guerre sur plusieurs fronts : Gaza, Cisjordanie, Hezbollah, Syrie, Irak, Houthis, Iran… Bien qu’Israël ait remporté des succès notables contre ses adversaires – comme l’explosion des bipeurs ou l’élimination de Nasrallah, de Sinwar, d’Haniyeh et plusieurs chefs militaires de premier plan – il est évident qu’une guerre qui ne se conclut pas par un accord de paix ou un cessez-le-feu durable ne peut jamais être considérée comme pleinement gagnée.