Alec Borenstein

Peintre franco-israélien, Alec Borenstein est né à Syktyvkar en Russie en 1942. En 1947, il arrive en Israël avec sa mère Paula, son père Meir et son frère Itzhak. Il se marie en 1965 à Paris avec Walentyna Fastowska. Leur fils, né en 1969, est le compositeur Nimrod Borenstein.

En septembre 2018, la mairie du IVe arrondissement de Paris expose les œuvres d’Alec Borenstein « Paris-Tel Aviv » dans le cadre de l’année France-Israël.

En décembre 2004, le Musée Maillol à Paris expose ses dessins originaux du livre « Jo Waijsblat, l’enfant de la chambre à gaz » (texte de Gilles Lambert avec une préface de Serge Klarsfeld et un avant-propos de Bertrand Lorquin, conservateur du musée Maillol). En 2001, sa célèbre série « Freud, une œuvre, une vie » est exposée au Congrès International de la Société Psychanalytique de Paris à La Grande Arche de La Défense.

Il participe en 1985 à l’exposition « De la Bible à nos jours, 3000 ans d’art » au Grand Palais à Paris.

En 1982, il participe à l’exposition « Œuvres sur papier » de l’ARC du M.A.M de Paris, à Villeparisis. Il participe en octobre 1981 au numéro spécial des « Cahiers Bernard Lazare » « Hommage à Sadate ». Le 14 septembre 1969, il réalise, au cours d’une émission télévisée, une peinture en public.

Formation
Il commence à peindre dès l’âge de 6 ans. Le 7 mai 1954, Tikwa Weinshtok lui consacre un grand article dans le quotidien Maariv sous le titre « Enfants prodiges ». Il reçoit le 20 avril 1958 le Prix de la Fondation culturelle Américano-Israélienne Keren Sharett et étudie dans l’atelier du professeur Schwatzman puis à l’Institut Avni à Tel Aviv chez Marcel Janco (un des fondateurs du Dadaïsme). De 1964 à 1968, il étudie à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris.

L’œuvre artistique
De 1958 à 1977, Alec Borenstein fait partie de la mouvance de l’abstraction lyrique. Sa peinture de cette époque frappe par l’emploi des bleus profonds, des rouges violents, des noirs et d’éclats de blancs. Reuven Berman titre « Bold Abstractions by Borenstein » son article dans le Jerusalem Post du 14/9/1964 pour caractériser cette peinture.

Au cours des années 1969-1972, l’artiste s’intéresse à la société de consommation et ses œuvres, bien que toujours abstraites, s’approchent du Pop Art. La critique Myriam Tal parle alors de « peinture sociologique ».

En 1978, Alec Borenstein se dirige vers un réalisme très personnel. L’artiste travaille alors par séries. Chacune de ces séries est un ensemble de variations sur un problème visuel ou formel décliné à travers, soit un thème non anecdotique comme ses fameuses nappes à carreaux que l’on trouve dans ses « 24 caprices » (1989-1992), « Femmes » (1998-2000), soit un thème « anecdotique » comme la série consacrée à Freud (1994-1999).

Une nouvelle approche apparaît au cours des années 2000-2018 avec les séries « Auto-récupérations ». Le réalisme y est confronté à des éléments abstraits. Les œuvres du peintre se trouvent dans des collections publiques et privées en Israël, en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie, aux États-Unis, au Japon et en Australie.